Le 14 juin dernier, le peuple suisse a malheureusement refusé l’initiative populaire pour la durabilité « Pas de Suisse à 10 millions ! » Mais cette initiative a tout de même obtenu le soutien d’environ 45 % des votants suisses.
Durant toute la campagne, les opposants n’ont eu de cesse d’affirmer qu’ils allaient prendre des mesures pour juguler les problèmes liés à l’immigration excessive et, en particulier, lutter contre les abus dans le domaine de l’asile ou contre les personnes étrangères venant en Suisse pour commettre des infractions.
Paroles, paroles, paroles…
Depuis, toutes ces promesses se sont évaporées durant la période estivale. Pendant ce temps, les problèmes demeurent et l’invasion de l’enclave espagnole de Ceuta à la fin du mois de juillet par pas moins de 60’000 personnes nous rappelle une réalité : des frontières gardées contribuent à assurer la sécurité d’un pays et de ses citoyens.
Aujourd’hui, la Suisse n’a plus de frontières que sur les cartes. Tout le monde peut entrer en Suisse et nombreux sont ceux qui profitent de ce laxisme pour y commettre des infractions.
En Suisse romande, par exemple, les fermes sont régulièrement pillées. Nos agriculteurs, déjà durement affectés par la sécheresse, constatent au matin que leur matériel a été volé.
Notre maison, notre Suisse
Personne en Suisse n’imaginerait retirer la porte d’entrée de sa maison. Pourquoi donc notre pays laisse-t-il ses frontières ouvertes, permettant ainsi à une certaine criminalité étrangère de sévir en Suisse sans être inquiétée ?
En 2010, les Suisses ont voté pour le renvoi automatique des criminels étrangers. Pourtant, tant le Parlement que les tribunaux n’appliquent pas totalement cette décision populaire.
Le renvoi des criminels étrangers perd en outre une grande partie de son effet si, ensuite, les portes de notre pays demeurent grandes ouvertes.
Pour remédier à ce problème et protéger les Suisses et les Suissesses, l’UDC a fait aboutir l’initiative pour la protection des frontières. Seule son acceptation dans les urnes permettra de retrouver davantage de sécurité dans notre pays, car le laxisme actuel n’est pas une fatalité.